Tous les motards, même les plus vieux, ont un jour été débutants. Si nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne, il y a certains jalons par lesquels on passe tous un jour. Premiers V adressés à un groupe de motards croisé sur la route, premiers oublis de béquille, premiers frissons dans un tunnel… Allez, on fait ici l’inventaire de toutes les erreurs commises par les débutants à moto !

Motards débutants équipés de gilets réfléchissants

#1 La béquille, ma meilleure ennemie

Je me mets sur ma moto, j’allume le moteur et je passe la première. Erreur de débutant ! Tu l’auras compris, je n’ai pas enlevé ma béquille. C’est comme si j’avais activé mon coupe-circuit, ma moto cale. En soi, rien de grave, si ce n’est que c’est jamais très bon pour le moteur. Mais c’est quand même une sacrée belle erreur de débutant et probablement parmi les plus répandues.

Autre erreur de débutant imputable à cette saleté de béquille : rouler en ne l’ayant que partiellement relevée. Oui, un ressors un peu usé ou grippé a vite fait de maintenir ta béquille dans une position intermédiaire.

Note à tous les débutant qui nous lisent : pensez à toujours vérifier où se trouve votre béquille avant d’allumer le moteur de votre moto !

#2 S’arrêter sur une route légèrement dénivelée

Ici aussi, on est sur un soucis que seuls les débutants vont rencontrer. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une fois qu’on s’y est confronté, on ne se fait plus avoir aussi facilement… et heureusement !
Contexte : te voilà sur le point de t’arrêter à un feu rouge mais la route est légèrement inclinée sur les côtés. En posant ton pied au sol, tu es surpris par le dénivelé et tout le poids de ta moto vient se mettre sur cette même jambe. Surpris(e) et/ou inhabitué(e), tu risques alors de ne pas gérer correctement le poids de ta machine. Il est alors fort probable que tu fasses tomber ta moto. Il n’y a aucune honte à avoir ! Ça arrive a beaucoup de motards débutants (particulièrement chez les personnes de petite taille).
Au mieux, tu as juste un peu honte de ta maladresse. Au pire, tu t’en sors avec une petite griffure sur ton réservoir et des poignée amochées. Rien de bien grave !

Simplement, n’oublie pas : à un feu, arrête-toi au milieu de la voie et non pas sur le côté. Si tu dois t’arrêter sur le côté, fais attention à la forme de la route (guette les caniveaux, nids de poules et autre trottoirs).

#3 Freiner en courbe

L’erreur de débutant par excellence !
Quel motard n’a pas un jour freiné bêtement en courbe estimant (à tort ou à raison) qu’il allait trop vite pour ce virage ? Que ce soit sur les petites routes de montagne ou en rond-point, avoue : toi aussi tu as bêtement décidé de saisir ton levier de frein pensant que c’était la seule solution pour t’en sortir. FAUX ! En courbe, si tu estimes aller trop vite, la meilleure attitude à adopter, c’est de regarder la sortie du virage… et de maintenir un filet de gaz constant. Plus facile à dire qu’à faire ? Très certainement. Mais le regard est tellement salvateur à moto ! Ne sous-estime pas la force de ton regard. Il oriente tout ton corps dans la direction que tu veux prendre. Ta moto n’aura plus qu’à suivre le mouvement et tu t’en sortiras sans encombre.

Toutefois… relativisons. On a tous un jour fait ce tout-droit qui nous a collé quelques sueurs froides, particulièrement quand des petits graviers t’attendent sur le bas côté… Ça vaccine ! Et puis sache que même les meilleurs font des tout-droit. Un pistard un peu fatigué de son entraînement peut lui aussi relâcher son attention et finir dans les bacs à graviers à cause d’un virage mal négocié. Notre conseil sera dont le suivant : fais tes armes, jeune padawan de la moto ! Evite de te mettre au tas pour apprendre, mais te confronter aux difficultés te permettra de les identifier pour mieux les éviter.

#4 Plaques d’égout et autres marques au sol

Véritable pièges à motards, les marques blanches, les plaques d’égouts et autres ralentisseurs en plastique n’ont clairement pas été pensés pour les amateurs de 2-roues. On pourra avoir toute la dextérité du monde, freiner ou tourner sur l’un d’entre eux par temps humide, c’est le tapis quasi-certain.

On a pas de conseil pour t’apprendre à gérer ces difficultés. La seule solution : évite-les. Evite-les par tout temps mais d’autant plus quand il pleut. Il n’y a pas de secret.

Et dans le cas d’immenses zébras comme on en trouve parfois pour délimiter les emplacements de bus ? Si tu ne peux vraiment pas les éviter, redouble de prudence, freine avant et garde ta moto la plus droite possible une fois dessus.

#5 L’excès de confiance dans les remontées de files

Chaque semaine chez Liberty, nous appelons les motards et motardes accidentés pour prendre de leurs nouvelles. La moitié des accidents sont dûs à des remontées de files sur voies rapides (autoroutes, périphériques et nationales en heures de pointe). A savoir ça, on a presque envie de renoncer à la remontée de file à 2-roues… Presque ! Parce que ce qui fait le charme de la moto, c’est aussi de pouvoir gagner du temps en s’épargnant les bouchons. Aussi, pour éviter que nous t’appelions toi aussi, voici nos conseils : limite ta vitesse, cherche le regard des automobilistes dans les rétroviseurs pour s’assurer qu’ils t’ont vu(e), mets tes warning ou, à défaut, ton clignotant gauche et surtout… limite ta vitesse ! Vraiment. C’est ce qui te permettra de bien réagir en cas de déboitement imprévu, juste devant ta roue.

#6 Le stationnement en pente

Pas dangereux mais bien agaçant de s’en dépêtrer, le stationnement en pente est l’une des pires situations qu’un jeune motard puisse rencontrer. Ca te dégoûte un apprenti motard en moins de temps qu’un trajet sous la grêle ! Ou presque.

Le stationnement en pente, c’est lorsque, par exemple, tu te gares sur le bas côté en pensant reculer pour repartir sauf que la route est en pente. Les motos, tu le sais, sont passablement lourdes et surtout pas équipées de marche arrière (sauf pour les grosses routières. Mais si tu débutes, tu ne roules certainement pas en grosse routière). Tu vas devoir ainsi faire reculer ta bécane à la seule force de tes mollets, sans glisser et sans chuter. Après t’être fait avoir une fois ou deux, tu vas certainement préférer te garer sur un endroit plat.

Notre conseil : si tu es du genre étourdi(e), ne roule jamais seul. Ainsi, ton collègue pourra mettre sa moto sur béquille et venir tirer ta moto si jamais tu venais à te retrouver dans une posture délicate. Si tu es étourdi(e) et que tu dois rouler seul, opte pour des chaussures avec de bonnes semelles antidérapantes. Une fois garé(e) en pente, elles seront tes meilleures alliés pour te sortir de ce faux-pas.

#7 Fichu bloque-disque

Qui n’a jamais oublié son bloque-disque avant de partir ? Alors, on parle ici des erreurs commises par les débutants à moto mais ça peut arriver à tous les motards. Qu’ils aient 6 mois ou 6 ans d’expérience, le bloque-disque est l’ennemi de tous les motards. Sauf si tu utilises le petit cordon en plastique jaune fluo qui te rappelleras visuellement que tu as bloqué ta roue. Ça a sauvé plus d’une moto, ça ! L’un ne va pas sans l’autre, sache-le. Et ça coûte tout au plus 6€. Sauve ta fourche, achète un rappel fluo ! 😉

#8 Rouler en musique

C’est pas franchement une des erreurs commises par les débutants à moto, c’est plutôt une erreur qu’on commet jusqu’à ce qu’on se rende compte que c’est une erreur. En musique, on ne perçoit pas les bruits environnants. Tu nous diras, ça revient au même qu’un automobiliste qui roule avec la sono à fond. Mais la vulnérabilité du motard pousse logiquement à l’excès de prudence. C’est plutôt cool d’entendre ce qui se passe autour de nous pour éviter les situations à risque. Et puis entendre le joli son de ta bécane, c’est quand même plus sympa, non ?

Tu connais d’autres erreurs commises par les débutants à moto ? Tu as d’autres conseils à donner au sujet des erreurs précédemment évoquées ? On t’écoute, dis-nous tout en commentaires !