7 conseils pour réussir ton permis de conduire

Ca y est, tu es prêt(e) à te lancer, bravo !
Le permis n’est plus qu’à une vingtaine d’heure de toi. Avant de pouvoir rupter dans tous les plus gros rassos de France, il va falloir te confronter à quelques épreuves dignes du motard(e) en devenir que tu es.

Casque Scorpion


Ici, on va éviter de te faire perdre ton temps avec des conseils du genre « Prends ton temps », « Aie confiance » : ce sont des évidences.

Voici tout de suite les conseils de la team Liberty :

Des stickers, tu colleras.

Pas de stickers réfléchissants sur ton casque, pas de passage d’épreuve pour toi.
Ton moniteur est supposé te l’avoir dit. Mais par acquis de conscience (et par expérience), on préfère te le rappeler.
Il fait mal, ce moment où tu réalises que tu ne pourras pas passer cet examen tant attendu parce que tu n’as pas collé de beaux stickers réfléchissants sur ton casque.
Alors vas-y : colle !
Si tu n’as pas conservé les stickers d’origine, l’heure est venue d’aller rendre visite à ton accessoiriste préféré.
Et si tu n’as pas envie de dénaturer ton tout nouveau casque fraîchement acheté, opte pour les stickers V-Fluo, invisibles tant qu’ils ne sont pas éclairés par une lumière directe !

Stickers V-Fluo pour augmenter ta visibilité en moto

Homologué, tu seras.

Idem que le point précédent : il serait trop bête de te faire recaler parce que ton casque date des débuts d’Agostini en compétition (pour ceux qui suivent pas : c’était en 1961).
Donc avant de partir pour l’examen, la boule serrée et la gorge au ventre (quelque chose comme ça), tu nous feras le plaisir de vérifier que tes gants et ton casque portent bien leurs petites étiquettes « norme CE ».

Par ailleurs, as-tu vraiment l’intention de présenter ton examen en Stan Smith ? Non, bien sûr que non. Tu t’es évidemment déjà équipé(e) de petites bottines montantes qui couvrent bien cet os cher à ta cheville : ta malléole.

En résumé, il te faut impérativement :

  • casque homologué – intégral, le casque. Te pointe pas au permis avec un casque jet !
  • gants homologués
  • chaussures montantes

C’est bon ? Allez, le plus dur reste à faire.

La poignée de gaz, tu lâcheras.

On parle du plateau ici et plus spécifiquement du lent. Il n’y a pas de secret : plus tu toucheras à cette fichue poignée d’accélération, plus tu prendras le risque de poser le pied au sol. Plus tu toucheras à cette fichue pédale de frein arrière, plus tu prendras le risque de poser le pied au sol.

Ton seul allié dans cet exercice qui, qu’on se le dise, est sacrément compliqué pour un motard débutant, c’est ton levier d’embrayage. Joue avec lui, manie le en finesse et dose : sur la base de ça, de ton équilibre et de ton regard, tu passeras toutes les portes sans difficulté.

Ton regard, très loin tu porteras.

Ta moto va là ou ton regard se porte. Ton moniteur te l’a surement déjà répété moult fois. On tient ici à encrer ça profondément dans ton crâne. Ta moto va vraiment là où ton regard se porte. Si cette notion t’est sûrement déjà très utile pour le permis, elle le sera encore plus dans la vraie vie. Plaque d’égout, nid de poule ou gravillons : ne les regarde pas ! Tu les as vus, c’est bon. Tu sais qu’ils sont là. Tu vas maintenant tout faire pour les éviter en regardant là où tu souhaites aller, c’est à dire pas sur eux.

Au permis c’est pareil, regarde toujours la porte d’après, pas celle que tu dois passer. Au départ, tu regardes la deuxième. Quand ton corps passe la première, tu regardes alors la 3ème. Ceci va te permettre d’amener ta moto comme tu le souhaites en dessinant de belles courbes sans prendre le risque de poser le pied par terre.

En ton ABS, tu croiras.

Parlons peu, parlons frein : si ton auto-école n’est pas restée coincée en 1979 (spoiler alert : année de naissance de Valentino Rossi), les machines sur lesquelles tu vas t’entraîner sont très probablement équipées d’ABS (certes, bon nombre de motos sorties après 1979 ne sont également pas équipées d’ABS mais ton auto-école n’a aucun intérêt à te laisser rouler dessus).

Ainsi, n’aie pas peur de prendre très fort tes freins au moment de l’exercice du freinage d’urgence, sur la partie rapide du plateau.

Il ne peut rien t’arriver. Tes roues ne vont pas se bloquer, tu ne vas pas perdre ton adhérence et ta moto va s’arrêter parfaitement droite. Même sur route mouillée. Bon, certes, le freinage d’urgence est certainement l’exercice le plus facile de tous ceux qui te seront proposés au permis moto.
Mais si tu es du genre à avoir peur d’atteindre les 45km/h règlementaires préalables au freinage, n’hésite pas : fonce ! Tu as tout ce qu’il est faut pour t’arrêter en toute sécurité.

Tes fiches, tu bosseras.

Trop de gens ont raté leur permis… A cause des fiches !

Nous n’avons aucun chiffre pour appuyer cette information, juste un trop grand nombre de potes motards qui ont bêtement foiré leur permis parce qu’ils se sont focalisés sur la pratique au lieu de bosser leur théorie. Après le freinage d’urgence, c’est certainement la partie la plus simple !

Alors fais-nous plaisir : vas de ce pas apprendre quelques notions. Au permis, les fiches te serons présentées avec les titres et le nom des parties qui la composent. Le travail est mâché, tu n’as plus qu’à broder !

L’humilité, tu transpireras.

« L’humilité rend invulnérable »

Si tous ces conseils sont basés sur des retours d’expérience de la team Liberty, celui-ci ne fait pas exception.

Nous sommes une quinzaine de motards ici, et avons tous assisté à « l’exploit » mené par cet apprenti motard qui, trop confiant, a fini par poser un 3ème pied par terre ou à toucher 2 plots de façon consécutive.

On les voit de loin, ces apprentis motards qui parlent beaucoup avant l’examen et qui une fois en selle, perdent tous leurs moyens. Notre conseil le plus avisé sera donc le dernier : reste humble. Sois sûr(e) de toi et de ce que tu as appris en formation mais conserve une part de doute. Ce petit « flottement » te permettra de te remettre très vite en question si tu sens que la situation (ou l’équilibre de ta bécane) t’échappe(nt).

Sois calme, fais des gestes lents, et pense froidement. C’est le meilleur état d’esprit que tu puisses avoir pour réussir ce que tu es en train de faire.

Bonne chance motard(e) !
On te voit très bientôt sur les routes ? 😉

7 réponses sur “7 conseils pour réussir ton permis de conduire”

  1. Arnaud OGORECK dit :

    Bonjour la team,
    Pour un mieux votard comme moi, ces conseils sonnent dans ma mémoire !!!
    Vous avez entièrement raison, je le rabâche aussi aux jeunes autour de moi, malheureusement plus souvent pour le permis voiture, beaucoup plus simple, mais le principe d’humilité est le même.
    « Contentez vous d’appliquer strictement ce qu’on vous enseigne, et si possible de le retenir, le mariole, vous le ferez quand vous aurez votre papier rose, mais en n’oubliant pas que le premier ennemi du motard, c’est le motard lui même !!! »
    Bisous a tous et surtout a toutes !!!
    Arnaud

  2. Permis moto passé avec succès.
    Apres un 1er échec au plateau où j’ai perdu tous mes moyens et dans l’incapacité de faire quoique ce soit. J’ai même pas passée la 1ere porte !
    Au 2nd passage, j’ai craqué (et je n’ai pas honte de le dire) un bon coup à l’entraînement et qd je me suis retrouvée sur le plateau, j’ai respiré lentement et me suis causée dans le casque (oui c’est très utile) :  » tu sais le faire , tu es capable de le faire ».
    1ere porte ok, « vise la 2e porte ok les portes ok ah zut j’ai posé le pied et stoppé la moto, c’est pas grave, continue, fais tout le parcours , tu as un 2nd essai » ..
    Et le 2nd essai lent fut le bon.
    Nickel pour le freinage urgence.
    Et 2 essai pour l’évitement (j’ai raté mon demi tour et me suis pris tous les cônes)
    Puis arrive l’épreuve des fiches « c’est presque terminé, tu brodes, tu discutes avec l’inspecteur et ce sera ok »
    Ce fut ok. Avec cette impression d’avoir qd même passé le + dur.
    Mais il ne faut pas négliger l’épreuve de circulation. Pour moi ce ne fut vraiment pas compliqué (je roule en 125 depuis 25 ans).
    En conclusion, n’oubliez pas de bien dormir et de manger avant l’exam, et respirez bien avant de vous lancer.
    Gardez la tête froide et dites vous que si vous échouez, vous ne jouez pas votre vie , vous le repasserez.
    Bonne route.

    1. Merci Johanna pour ces bons conseils ! Et félicitations pour l’obtention du précieux sésame ! Belle route à toi! 🙂

  3. Chatelain Teddy dit :

    très bonne explication merci beaucoup

  4. Christophe dit :

    Le regard loin, bon dieux ce que c’est vrai….
    Les premiers mois avec mon 600 je criais à qui voulait bien l’entendre que ma moto avait un problème de tenu de route….jusqu’au jour ou je suis aller voir mon moniteur….il ma dit que le problème venait probablement de moi….en l’occurence mon regard qui ce portait beaucoup trop sur la roue avant…depuis que je regarde plus loin ma moto curieusement tient très bien la route….. le regard loin vous sauve dune chute…Christophe de Bretagne…

    1. C’est une telle évidence ! Bon, pas toujours facile à mettre en place… Mais ça peut réellement tirer d’un mauvais pas !

  5. GRIFFONNET thierry dit :

    Bonjour
    Bravo pour ces conseils tout est dit
    Effectivement apprendre ses fiches est extrêmement important
    J ai passé mon permis à 54 ans et croyez moi, plus l age est avancé et plus c est difficile de décrocher le fameux sésame
    Bien choisir son auto école car l apprentissage et les bonnes pratiques sont très important
    Bonne chance à chacun
    Et une fois l examen réussit qu’ elle joie de rouler sur un deux roues
    Thierry

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