Ca y est, tu es prêt(e) à te lancer, bravo !
Le permis n’est plus qu’à une vingtaine d’heure de toi. Avant de pouvoir rupter dans tous les plus gros rassos de France, il va falloir te confronter à quelques épreuves dignes du motard(e) en devenir que tu es.


Ici, on va éviter de te faire perdre ton temps avec des conseils du genre « Prends ton temps », « Aie confiance » : ce sont des évidences.

Voici tout de suite les conseils de la team Liberty :

Des stickers, tu colleras.

Pas de stickers réfléchissants sur ton casque, pas de passage d’épreuve pour toi.
Ton moniteur est supposé te l’avoir dit. Mais par acquis de conscience (et par expérience), on préfère te le rappeler.
Il fait mal, ce moment où tu réalises que tu ne pourras pas passer cet examen tant attendu parce que tu n’as pas collé de beaux stickers réfléchissants sur ton casque.
Alors vas-y : colle !
Si tu n’as pas conservé les stickers d’origine, l’heure est venue d’aller rendre visite à ton accessoiriste préféré.
Et si tu n’as pas envie de dénaturer ton tout nouveau casque fraîchement acheté, opte pour les stickers V-Fluo, invisibles tant qu’ils ne sont pas éclairés par une lumière directe !

Stickers V-Fluo pour augmenter ta visibilité en moto

Homologué, tu seras.

Idem que le point précédent : il serait trop bête de te faire recaler parce que ton casque date des débuts d’Agostini en compétition (pour ceux qui suivent pas : c’était en 1961).
Donc avant de partir pour l’examen, la boule serrée et la gorge au ventre (quelque chose comme ça), tu nous feras le plaisir de vérifier que tes gants et ton casque portent bien leurs petites étiquettes « norme CE ».

Par ailleurs, as-tu vraiment l’intention de présenter ton examen en Stan Smith ? Non, bien sûr que non. Tu t’es évidemment déjà équipé(e) de petites bottines montantes qui couvrent bien cet os cher à ta cheville : ta malléole.

En résumé, il te faut impérativement :

  • casque homologué – intégral, le casque. Te pointe pas au permis avec un casque jet !
  • gants homologués
  • chaussures montantes

C’est bon ? Allez, le plus dur reste à faire.

La poignée de gaz, tu lâcheras.

On parle du plateau ici et plus spécifiquement du lent. Il n’y a pas de secret : plus tu toucheras à cette fichue poignée d’accélération, plus tu prendras le risque de poser le pied au sol. Plus tu toucheras à cette fichue pédale de frein arrière, plus tu prendras le risque de poser le pied au sol.

Ton seul allié dans cet exercice qui, qu’on se le dise, est sacrément compliqué pour un motard débutant, c’est ton levier d’embrayage. Joue avec lui, manie le en finesse et dose : sur la base de ça, de ton équilibre et de ton regard, tu passeras toutes les portes sans difficulté.

Ton regard, très loin tu porteras.

Ta moto va là ou ton regard se porte. Ton moniteur te l’a surement déjà répété moult fois. On tient ici à encrer ça profondément dans ton crâne. Ta moto va vraiment là où ton regard se porte. Si cette notion t’est sûrement déjà très utile pour le permis, elle le sera encore plus dans la vraie vie. Plaque d’égout, nid de poule ou gravillons : ne les regarde pas ! Tu les as vus, c’est bon. Tu sais qu’ils sont là. Tu vas maintenant tout faire pour les éviter en regardant là où tu souhaites aller, c’est à dire pas sur eux.

Au permis c’est pareil, regarde toujours la porte d’après, pas celle que tu dois passer. Au départ, tu regardes la deuxième. Quand ton corps passe la première, tu regardes alors la 3ème. Ceci va te permettre d’amener ta moto comme tu le souhaites en dessinant de belles courbes sans prendre le risque de poser le pied par terre.

En ton ABS, tu croiras.

Parlons peu, parlons frein : si ton auto-école n’est pas restée coincée en 1979 (spoiler alert : année de naissance de Valentino Rossi), les machines sur lesquelles tu vas t’entraîner sont très probablement équipées d’ABS (certes, bon nombre de motos sorties après 1979 ne sont également pas équipées d’ABS mais ton auto-école n’a aucun intérêt à te laisser rouler dessus).

Ainsi, n’aie pas peur de prendre très fort tes freins au moment de l’exercice du freinage d’urgence, sur la partie rapide du plateau.

Il ne peut rien t’arriver. Tes roues ne vont pas se bloquer, tu ne vas pas perdre ton adhérence et ta moto va s’arrêter parfaitement droite. Même sur route mouillée. Bon, certes, le freinage d’urgence est certainement l’exercice le plus facile de tous ceux qui te seront proposés au permis moto.
Mais si tu es du genre à avoir peur d’atteindre les 45km/h règlementaires préalables au freinage, n’hésite pas : fonce ! Tu as tout ce qu’il est faut pour t’arrêter en toute sécurité.

Tes fiches, tu bosseras.

Trop de gens ont raté leur permis… A cause des fiches !

Nous n’avons aucun chiffre pour appuyer cette information, juste un trop grand nombre de potes motards qui ont bêtement foiré leur permis parce qu’ils se sont focalisés sur la pratique au lieu de bosser leur théorie. Après le freinage d’urgence, c’est certainement la partie la plus simple !

Alors fais-nous plaisir : vas de ce pas apprendre quelques notions. Au permis, les fiches te serons présentées avec les titres et le nom des parties qui la composent. Le travail est mâché, tu n’as plus qu’à broder !

L’humilité, tu transpireras.

« L’humilité rend invulnérable »

Si tous ces conseils sont basés sur des retours d’expérience de la team Liberty, celui-ci ne fait pas exception.

Nous sommes une quinzaine de motards ici, et avons tous assisté à « l’exploit » mené par cet apprenti motard qui, trop confiant, a fini par poser un 3ème pied par terre ou à toucher 2 plots de façon consécutive.

On les voit de loin, ces apprentis motards qui parlent beaucoup avant l’examen et qui une fois en selle, perdent tous leurs moyens. Notre conseil le plus avisé sera donc le dernier : reste humble. Sois sûr(e) de toi et de ce que tu as appris en formation mais conserve une part de doute. Ce petit « flottement » te permettra de te remettre très vite en question si tu sens que la situation (ou l’équilibre de ta bécane) t’échappe(nt).

Sois calme, fais des gestes lents, et pense froidement. C’est le meilleur état d’esprit que tu puisses avoir pour réussir ce que tu es en train de faire.

Bonne chance motard(e) !
On te voit très bientôt sur les routes ? 😉