Visibilité réduite, chaussée glissante, perte d’adhérence ou risque d’aquaplaning : autant de facteurs qui rendent la conduite sous la pluie particulièrement risquée. La preuve, les risques d’accidents sont multipliés par deux. Toutefois, rassure-toi. Grâce aux bons gestes et aux bons équipements, rouler par mauvais temps peut (presque) devenir agréable. On va faire un tour ?

Conseil 1 : place toi correctement sur la chaussée

Par temps de pluie, la chaussée peut se recouvrir d’une pellicule dangereuse pour les motards, c’est ce qu’on appelle le verglas d’été, un phénomène peu connu. L’eau mélangée à différents éléments (dépôts d’essence, d’huile, de poussière de frein, graviers, feuilles, dépôts de terre…) peut rendre le bitume particulièrement glissant.
Evite de rouler sur les bandes extérieures de la chaussée, c’est souvent là que se stockent toutes les saletés.
Notre conseil : roule sur les traces de tes prédécesseurs, idéalement à droite ou à gauche de l’axe central de ta voie, car c’est là que passent les voitures. Tu profiteras du « nettoyage » provoqué par les frottements de leurs pneus sur le bitume.

Conseil 2 : double tes distances de sécurité

Pour ne rien t’apprendre, rouler sous la pluie c’est d’abord rouler sur une
chaussée mouillée. L’adhérence naturelle de tes pneus peut s’en retrouver affectée. Que tu sois débutant ou aguerri, souviens-toi qu’il vaut mieux freiner trop tôt que trop tard. Par temps mauvais, la perte d’adhérence t’empêchera d’avoir une complicité parfaite avec ton compagnon de route. Il est préférable que tu sois le plus à distance possible des autres usagers de la voie publique. En cas de problème, tu bénéficieras d’une marge de manœuvre supplémentaire.

Par ailleurs, vérifie l’état de tes pneus. Pour lutter contre le manque d’adhérence, ceux-ci doivent être en bon état et bien gonflés. Des pneumatiques trop lisses ou détériorées auront du mal à évacuer l’eau. Tu peux te référer au témoin d’usure pour évaluer leur niveau de dégradation. Si la profondeur des rainures est passée en dessous des 1,6 mm, il est temps de les changer.

Conseil 3 : adopte une conduite souple

Assurément, une route trempée n’est pas la meilleure alliée des motard(e)s. Si tu es surpris(e) par un petit (ou un gros) crachin, au lieu de te barrer en vitesse, ralentis ! Vaut mieux relâcher la poignée si tu veux rouler correctement sous la pluie. Toute accélération brutale pourrait te causer du tort, dû notamment à une perte de contrôle de ta roue arrière.

Conseil 4 : améliore ta visibilité

Tu t’en doutes bien : rouler sous la pluie restreint la visibilité des motards. Or, on l’a souvent dit : améliorer sa visibilité en moto est un réel enjeu sécuritaire. Pour t’assurer que tu sois bien visible, assure-toi du bon fonctionnement de tes feux de croisement. Ceux-ci doivent toujours être allumés, de jour comme de nuit. En outre, équipe-toi d’un casque muni d’une lunette traitée antibuée (équipe-toi donc d’un pinlock).

Conseil 5 : prudence dans les virages

Les virages sont à considérer avec encore plus de prudence par temps de pluie. C’est une zone de circulation très souvent bordée d’eau et de feuilles : un mélange on ne peut plus visqueux. Adapte ta vitesse et veille à ne pas rouler sur les bords extérieurs de ta voie.

Conseil 6 : évite les lignes blanches / les plaques d’égouts

Pour éviter de glisser, évite de rouler sur les lignes blanches. Par mauvais temps, ce sont de vrais pièges à motard.
Il en va de même pour les plaques d’égouts, réputées dangereuses par temps humide.

Conseil 7 : fais des pauses

Rouler sous la pluie, tu l’auras compris, est physiquement et psychologiquement éprouvant. N’hésite pas à faire des pauses régulièrement. Par ailleurs, fatigue et hypothermie ne font pas bon ménage : prends le temps de te réchauffer à chaque halte.

Rouler sous la pluie : les astuces équipements

Quand on roule sous la pluie, le corps se refroidit 5 fois plus vite, le cerveau se fatigue et devient moins vif, le confort et la sécurité sont altérés. Fort heureusement, il est possible aujourd’hui de rouler sous la pluie, en restant totalement au sec et au chaud, grâce à une bonne tenue de pluie moto.

Conseil 1 : porte une combinaison pluie moto

C’est incontestablement l’équipement de base de la tenue de pluie moto. En cas d’averse inopinée, la bonne vielle combinaison pluie moto est un accessoire incontournable. Il existe des modèles une pièce et deux pièces en PVC, avec des coutures thermo-soudées. Bien qu’il soit connu pour son efficacité, il n’est cependant pas aéré et peut être difficile à enfiler.
Pour cela, il est recommandé d’opter pour une combinaison pluie moto de dernière génération. En plus d’être thermique et totalement imperméable, elle est respirante. Choisis un modèle bien ajusté pour toi, ni trop ample ni trop serré. Idéalement, les manches de ta combinaison pluie moto doivent passées au-dessus de tes gants. Ça palliera les problèmes d’infiltration d’eau et de vent froid.

Conseil 2 : porte des gants pluie moto

Quand on se surprend à rouler sous la pluie, garder ses mains sèches
est un impératif. Pour y parvenir, choisis ta paire de gants moto avec
soin, en privilégiant le critère d’étanchéité. Elle doit être ajustée au mieux
à ta main, pour un bon maintien.
Ne néglige cependant pas le fait qu’elle doit t’offrir suffisamment de
souplesse, pour te permettre d’avoir une bonne préhension sur les
commandes du guidon. Des gants pluie moto munis d’une raclette
intégrée seraient un plus, pour le nettoyage de ta visière. Ta paire de
gants doit être homologuée (étiquette marquée « CE » à l’intérieur).

Conseil 3 : porte des bottes pluie moto

Tu as tout intérêt à ce que tes pieds restent bien au sec. Par temps de
pluie, suite au manque d’adhérence des pneus, ta capacité à freiner à
temps est déjà sacrément diminuée. Des bottes trempées ne feront
qu’aggraver la situation. Choisis donc une paire de bottes moto
entièrement imperméables et bien ajustées à ton pied.

Conseil 4 : porte un gilet haute visibilité

Pour rouler par temps de pluie, particulièrement sur de longs trajets, de
nuit comme de jour, avec ou sans brouillard, le port du gilet jaune ou
fluorescent est essentiel pour améliorer sa visibilité. Mais de toutes façons, tu l’as déjà sous ta selle, n’est ce pas ?

✌️✌️✌️

As-tu d’autres conseils pour mieux appréhender la pluie en tant que motard ? Les commentaires sont là pour ça : transmets ton savoir au reste de la communauté Liberty !