Une bonne nuit plus tard, il faut repartir.
6h30 de route au programme.
5 heures sous la pluie.
Elle était annoncée. Elle n’a pas déçu.
Mais au-delà de la météo, c’est l’ambiance générale qui pèse. Des routes monotones, peu de relief, peu de paysages marquants. L’Indre-et-Loire, puis la Mayenne.
Des kilomètres qu’on avale plus qu’on ne savoure.
L’envie d’arriver prend le dessus.
Et puis, après les kilomètres, après la pluie, après les doutes… l’arrivée.
Erquy.
Le moteur coupe. Et tout retombe d’un coup.
La fatigue, d’abord. Intense. Sans filtre. Celle qu’on a repoussée pendant des heures et qui revient immédiatement.
Mais autour, tout change.
L’air. La lumière. Le rythme.
Ici, on ralentit.
On retrouve la famille. On regarde la mer. On parle déjà de sortir en bateau, d’aller pêcher. Le homard devient un objectif presque aussi important que la route elle-même.