Après une nuit passée à Chalon-sur-Saône, le départ se fait avec une priorité : vérifier la moto. Le plein d’huile est refait avant de reprendre la route, indispensable après l’alerte mécanique de la veille. Rassuré mais vigilant, je repars en direction du Perche.
Les premiers kilomètres se font sur autoroute, mais très vite, le vent refait son apparition. Toujours aussi fort et dangereux, il rend la conduite instable et épuisante. Une nouvelle fois, la décision s’impose : quitter l’autoroute. Je fais confiance au GPS et opte pour un itinéraire passant par Orléans.
Ce choix transforme complètement l’étape. La route devient plus agréable, ponctuée de petits villages et de paysages calmes, loin du stress des grands axes. Une pause marquante a lieu à Anus. Oui, Anus. Sur place, la rencontre avec un couple particulièrement accueillant donne une dimension humaine au voyage : un café partagé, un moment simple mais précieux.
Lors de cette halte, un nouveau souci apparaît : un joint spi a lâché. Après un rapide nettoyage pour limiter les dégâts, la route reprend, avec prudence.
L’arrivée dans le Perche se fait avec fatigue mais satisfaction. Une fois à la maison, après avoir rangé les affaires, la tension retombe d’un coup. Le voyage s’achève simplement : épuisé, je m’écroule dans le lit, avec le sentiment d’avoir vécu une vraie aventure