Le départ de Salon-de-Provence se fait en fin de matinée, vers 11h. Après une nuit réparatrice chez la famille, la route reprend avec de meilleures conditions qu’à l’arrivée la veille. Rapidement, le vent se lève et devient un élément central du trajet. Les rafales, parfois violentes, rendent la conduite sur autoroute instable et fatigante. Pour plus de sécurité, la décision est prise de quitter les grands axes et de poursuivre par des routes secondaires.
Ce changement d’itinéraire transforme complètement l’expérience. Le parcours devient plus technique mais aussi plus immersif, traversant des zones industrielles impressionnantes, notamment à proximité de centrales nucléaires. Les infrastructures y sont massives, presque irréelles, contrastant avec le reste du paysage. Le trajet se poursuit ensuite le long du Rhône, avec le passage de nombreux barrages qui rythment la progression jusqu’aux abords de Lyon.
Le vent reste présent tout au long du parcours, demandant une attention constante et une bonne gestion de la trajectoire. Malgré ces conditions exigeantes, l’avancée reste régulière.
À l’approche de Chalon-sur-Saône, un imprévu vient marquer la fin de l’étape : un voyant moteur s’allume. Après vérification, le constat est sans appel, la moto a consommé toute son huile moteur. La vigilance devient alors maximale pour préserver la mécanique jusqu’à l’arrêt complet.
L’arrivée se fait avec soulagement, mettant fin à une étape éprouvante, marquée par le vent, des paysages industriels saisissants et un incident mécanique inattendu.